Afrique du Sud : 32 pays africains exemptés de visa, le Cameroun et la RDC toujours exclus
L’Afrique du Sud franchit une nouvelle étape dans sa politique de facilitation des déplacements sur le continent. Les autorités sud-africaines ont annoncé l’exemption de visa pour les ressortissants de 32 pays africains, une mesure destinée à renforcer la mobilité, stimuler le tourisme et favoriser les échanges économiques dans le cadre de l’intégration régionale.
Entrée en vigueur en avril 2026, cette réforme permet aux citoyens des pays concernés de séjourner en Afrique du Sud pendant 90 jours sans visa, sur présentation d’un passeport en cours de validité.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui encourage la libre circulation des personnes, des biens et des investissements sur le continent.
Quels sont les pays concernés ?
La nouvelle politique bénéficie notamment aux ressortissants du Nigeria, du Ghana, du Kenya, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, de l’Égypte ainsi qu’à plusieurs autres États africains.
Selon le ministère sud-africain de l’Intérieur, cette mesure vise à simplifier les formalités d’entrée et à encourager les voyages d’affaires, le tourisme, les échanges universitaires et la coopération économique entre pays africains.
Les autorités estiment qu’une plus grande mobilité contribuera au développement du commerce intra-africain et au renforcement de l’intégration continentale.
Le Cameroun et la RDC toujours soumis à l’obligation de visa
Malgré cette ouverture, le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC) ne figurent pas parmi les pays bénéficiant de l’exemption.
Les ressortissants camerounais et congolais devront donc continuer à solliciter un visa avant tout déplacement en Afrique du Sud, que ce soit pour le tourisme, les affaires ou les études.
À ce stade, Pretoria n’a pas communiqué officiellement les raisons de cette exclusion.
Selon plusieurs analyses diplomatiques, cette décision pourrait être liée à des considérations relatives à la coopération migratoire, aux questions sécuritaires ou encore aux politiques de réciprocité entre États.
*Une décision qui suscite des réactions contrastées*
L’annonce est largement saluée par les professionnels du tourisme, les compagnies aériennes et les acteurs économiques, qui y voient une opportunité de dynamiser les échanges sur le continent.
L’allègement des procédures d’entrée devrait favoriser la reprise des flux touristiques, attirer davantage d’investisseurs africains et faciliter les déplacements professionnels.
À l’inverse, l’exclusion du Cameroun et de la RDC suscite de nombreuses interrogations. Plusieurs observateurs estiment que cette différence de traitement risque de freiner la mobilité des étudiants, entrepreneurs et hommes d’affaires de ces deux pays.
Sur les réseaux sociaux, certains internautes appellent Pretoria à élargir progressivement cette politique à l’ensemble des États membres de l’Union africaine.
Une liste susceptible d’évoluer
Les autorités sud-africaines précisent que la liste des pays exemptés de visa fera l’objet d’évaluations régulières.
Les futures révisions devraient prendre en compte plusieurs critères, notamment la coopération bilatérale, la gestion des flux migratoires, les exigences de sécurité et les relations diplomatiques entre Pretoria et les États concernés.
Le Cameroun et la RDC pourraient ainsi être intégrés lors d’une prochaine mise à jour si les conditions fixées par les autorités sud-africaines sont réunies.
Une avancée vers une Afrique plus intégrée
L’exemption de visa accordée à 32 pays africains constitue une avancée importante pour la libre circulation sur le continent. Elle illustre la volonté de l’Afrique du Sud de soutenir les objectifs de la ZLECAf et de renforcer les échanges entre les économies africaines.
Toutefois, l’absence du Cameroun et de la RDC rappelle que le chantier de la mobilité continentale reste inachevé. Les prochaines discussions diplomatiques entre Pretoria et les pays encore exclus seront déterminantes pour poursuivre la construction d’un espace africain où les déplacements seront plus simples et plus accessibles.

