Burkina Faso : Mohamed Ali Youssouf et le Premier ministre renforcent le dialogue entre l’Union africaine et Ouagadougou
Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mohamed Ali Youssouf, a été reçu en audience par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à la Primature à Ouagadougou. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite officielle de 48 heures destinée à renforcer le dialogue entre l’Union africaine et les autorités de la Transition burkinabè.
Cette visite intervient dans un contexte marqué par les défis sécuritaires persistants au Sahel et par la volonté affichée de l’UA de maintenir un dialogue étroit avec les pays de la région.
Sécurité, transition et souveraineté au cœur des échanges
Au cours de leur entretien, les deux responsables ont passé en revue la situation sécuritaire au Burkina Faso ainsi que les enjeux régionaux liés à la lutte contre le terrorisme.
Le Premier ministre burkinabè a réaffirmé la détermination des autorités à poursuivre les opérations de reconquête du territoire national et à mettre en œuvre le processus de transition conformément aux engagements pris. Il a également insisté sur le respect de la souveraineté nationale et du principe de non-ingérence dans les affaires internes du pays.
De son côté, Mohamed Ali Youssouf a salué les efforts entrepris par le Burkina Faso face aux défis sécuritaires et a réaffirmé la disponibilité de l’Union africaine à accompagner le pays à travers un soutien technique, diplomatique et humanitaire.
L’Union africaine privilégie le dialogue avec le Burkina Faso
La coopération entre l’Union africaine et les autorités burkinabè a constitué l’un des principaux points abordés lors de cette rencontre.
Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers prioritaires, notamment :
* la lutte contre le terrorisme et la stabilisation du Sahel ;
* l’assistance humanitaire en faveur des personnes déplacées internes ;
* le renforcement de la coopération économique et de l’intégration régionale ;
* la mobilisation des partenaires internationaux pour financer les programmes de stabilisation et de développement.
Les deux parties ont exprimé leur volonté de poursuivre un dialogue constructif afin de préserver les relations entre Ouagadougou et les institutions continentales.
L’avenir des relations entre l’AES et l’Union africaine évoqué
Les échanges ont également abordé les relations entre l’Union africaine et l’Alliance des États du Sahel (AES), créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Les autorités burkinabè ont réaffirmé leur volonté de coopérer avec l’Union africaine dans le respect mutuel et de la souveraineté des États.
De son côté, la Commission de l’UA a réitéré son attachement au dialogue afin d’éviter toute rupture entre les institutions africaines et les pays du Sahel, privilégiant une approche fondée sur la concertation et les solutions africaines aux défis du continent.
Une visite placée sous le signe de l’écoute
À l’issue de l’audience, Mohamed Ali Youssouf a indiqué que cette mission visait avant tout à « écouter, comprendre et proposer » des solutions adaptées aux réalités du Burkina Faso.
Durant son séjour à Ouagadougou, le président de la Commission de l’Union africaine doit également rencontrer plusieurs responsables institutionnels ainsi que des représentants de la société civile afin de poursuivre les consultations engagées.
Un nouveau chapitre dans les relations entre Ouagadougou et l’Union africaine
La visite de Mohamed Ali Youssouf traduit la volonté des deux parties de renforcer le dialogue dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et politiques.
Alors que le Burkina Faso poursuit sa transition et intensifie la lutte contre le terrorisme, cette rencontre pourrait contribuer à consolider la coopération entre Ouagadougou et l’Union africaine, tout en favorisant une approche concertée des enjeux de paix, de sécurité et de développement sur le continent.

