Le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a rappelé aux responsables des Témoins de Jéhovah l’obligation de respecter les lois qui encadrent les associations religieuses au Cameroun. Lors d’une rencontre officielle, le membre du gouvernement a insisté sur la nécessité pour toutes les confessions religieuses de se conformer aux textes en vigueur, tout en réaffirmant que la liberté de culte est garantie par la Constitution, dans le respect de l’ordre public et des lois de la République.

Paul Atanga Nji rappelle le cadre légal applicable aux associations religieuses

Au cours de cette rencontre avec les responsables des Témoins de Jéhovah, Paul Atanga Nji a réaffirmé que l’exercice des activités religieuses au Cameroun est soumis aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Le ministre de l’Administration territoriale a indiqué que toutes les organisations confessionnelles doivent respecter les procédures administratives prévues par la législation nationale, notamment en matière d’autorisation, de fonctionnement et d’organisation interne.

Selon le ministère, aucune confession religieuse ne bénéficie d’un régime dérogatoire et toutes sont soumises aux mêmes exigences administratives.

La liberté de culte garantie, mais dans le respect des lois

Les autorités rappellent que la Constitution camerounaise garantit la liberté de religion et de culte à tous les citoyens.

Toutefois, cette liberté s’exerce dans le respect des lois de la République, de l’ordre public, des bonnes mœurs et de la sécurité des personnes.

Le ministère de l’Administration territoriale souligne que son rôle consiste à veiller à l’application uniforme des textes régissant les associations religieuses, sans distinction de confession.

Les griefs évoqués par le ministère

Au cours des échanges, Paul Atanga Nji a exprimé plusieurs préoccupations concernant le fonctionnement administratif des Témoins de Jéhovah au Cameroun.

Selon le ministère, certains responsables ne respecteraient pas intégralement certaines obligations administratives prévues par la réglementation.

Les autorités ont également évoqué plusieurs pratiques traditionnellement associées à cette confession, notamment :

  • le refus de la transfusion sanguine dans certaines situations médicales, conformément à leur doctrine religieuse ;
  • des réserves concernant la participation à certains symboles nationaux, notamment l’exécution de l’hymne national ;
  • la nécessité de se conformer pleinement aux procédures administratives encadrant les activités religieuses.

Le ministre a invité les responsables de cette communauté à collaborer avec les services compétents afin de régulariser toute situation qui nécessiterait une mise en conformité.

Préserver l’ordre public et la cohésion sociale

Pour le gouvernement, l’encadrement des organisations religieuses ne remet pas en cause la liberté de conscience ou de culte.

Les autorités estiment qu’il s’agit avant tout d’assurer un fonctionnement transparent des associations religieuses, de prévenir les dérives susceptibles de troubler l’ordre public et de garantir le respect des lois par toutes les organisations opérant sur le territoire national.

Cette démarche s’inscrit dans la politique de l’État visant à concilier libertés fondamentales et maintien de la paix sociale.

Le Cameroun, un pays marqué par une forte diversité religieuse

Le Cameroun se caractérise par une importante diversité confessionnelle, avec la présence de communautés catholiques, protestantes, évangéliques, musulmanes ainsi que de nombreux autres mouvements religieux, dont les Témoins de Jéhovah.

Dans ce contexte, les autorités rappellent régulièrement que toutes les organisations confessionnelles doivent exercer leurs activités dans le respect du cadre juridique national afin de préserver le vivre-ensemble et la cohésion sociale.

Un message de fermeté sur l’application de la loi

À travers cette mise au point, le ministre Paul Atanga Nji réaffirme la volonté du gouvernement de veiller à l’application des textes régissant les associations religieuses au Cameroun.

Les autorités insistent sur le fait que la liberté de culte demeure pleinement reconnue, mais qu’elle s’accompagne d’obligations légales auxquelles toutes les confessions religieuses sont tenues de se conformer, dans l’intérêt de l’ordre public et de la stabilité nationale.