Kenya : suspension de la grève des transporteurs après deux jours de chaos
Le gouvernement kényan et les syndicats des transports publics ont trouvé un terrain d’entente provisoire. Après deux jours de manifestations marquées par des violences et d’importantes perturbations, la grève nationale des transporteurs a été suspendue pour une semaine afin de permettre la poursuite des négociations.
Une paralysie qui a secoué Nairobi et plusieurs villes
Depuis le début de la semaine, les opérateurs de bus et de minibus dénonçaient la flambée des prix du carburant, accusée d’asphyxier le secteur des transports et de rendre les déplacements trop coûteux pour les populations. Les manifestations ont rapidement paralysé plusieurs axes routiers à Nairobi ainsi que dans d’autres grandes villes du pays.
Des pneus ont été incendiés sur certaines routes tandis que des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre. Selon plusieurs médias internationaux, au moins quatre personnes ont perdu la vie et plus de trente autres ont été blessées au cours des violences.
Le gouvernement tente d’apaiser la colère
Face à la montée de la tension sociale, le ministre kényan de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, a annoncé la suspension temporaire du mouvement de grève. Cette période de sept jours doit permettre au gouvernement et aux représentants des transporteurs de poursuivre les discussions autour des prix du carburant.
Les autorités ont notamment proposé une réduction du prix du diesel afin d’alléger les charges des transporteurs. Une mesure jugée insuffisante par certains syndicats qui réclament une baisse plus importante des coûts du carburant.
Le coût de la vie au cœur de la crise
Cette mobilisation intervient dans un contexte de forte hausse du coût de la vie au Kenya. Les prix du transport ont considérablement augmenté ces dernières semaines, impactant aussi les denrées alimentaires et les activités économiques du pays.
De nombreux habitants dénoncent une situation devenue difficilement supportable. Plusieurs écoles ont même dû suspendre leurs activités en raison des difficultés de déplacement provoquées par la grève.
Une reprise fragile des activités
Même si les syndicats ont appelé leurs membres à reprendre progressivement le travail, la situation reste tendue dans plusieurs quartiers de Nairobi. Les autorités craignent une reprise des manifestations si aucun accord durable n’est trouvé à l’issue des négociations prévues dans les prochains jours.

