LA BEAC INJECTE 364 MILLIARDS DE FCFA POUR SOUTENIR LE SECTEUR BANCAIRE DE LA CEMAC
La Banque des États de l’Afrique centrale poursuit son rôle de stabilisateur financier. Le 12 mai 2026, la BEAC a injecté 364,2 milliards de FCFA dans les banques commerciales de la zone CEMAC à travers une opération de refinancement destinée à maintenir la fluidité du crédit.
Une injection ciblée pour éviter l’assèchement du crédit
L’opération d’adjudication visait à garantir aux banques de la sous-région des ressources suffisantes pour financer les entreprises et les ménages. Les établissements de crédit sollicitent généralement le guichet de refinancement de la BEAC quand la demande de prêts dépasse leur trésorerie immédiate.
Sur les 550 milliards de FCFA proposés, 364,2 milliards ont été souscrits, soit un taux de 66,2%. Un niveau important, mais qui marque un ralentissement par rapport à la forte dynamique de fin 2025.
Un signal de détente sur le marché du crédit
Cette souscription partielle révèle un certain apaisement de la pression sur la liquidité bancaire dans la CEMAC. Après des mois de forte demande, les banques semblent moins tendues sur leur trésorerie.
Selon certains rapports, La BEAC avait déjà procédé à une injection record de 340 milliards FCFA le 8 octobre 2024, mais l’absorption avait été timide. Les banques invoquaient alors la méfiance envers les nouvelles régulations et des contraintes internes de capitalisation.
Le rôle central de la BEAC dans la stabilité financière
Institut d’émission commun au Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad, la BEAC a pour mission de définir la politique monétaire, émettre la monnaie et promouvoir la stabilité financière de la CEMAC.
Elle met également à disposition de la COBAC les moyens nécessaires à la supervision bancaire. Ces interventions de refinancement s’inscrivent dans cette stratégie : éviter une contraction du crédit qui freinerait la croissance économique.
Des banques encore prudentes
Malgré l’offre de liquidité, certaines banques restent prudentes. La gestion des risques, les contraintes de capitalisation et la qualité des portefeuilles de prêts freinent encore l’appétit pour le crédit. La demande des entreprises et les conditions économiques locales restent déterminantes.
un soutien renouvelé
La BEAC confirme ainsi son engagement à soutenir le financement de l’économie, tout en surveillant l’évolution des besoins de liquidité dans la zone CEMAC.

